Outil vigilance atmosphérique pour le suivi des épisodes de pollution

Outil vigilance atmosphérique pour le suivi des épisodes de pollution

La qualité de l’air représente un enjeu majeur pour la santé publique et l’environnement. L’émission de polluants, notamment causée par la circulation des véhicules âgés, participe à modifier l’air atmosphérique. Afin de prévenir les épisodes de pollution et d’informer les habitants des procédures mises en place, le ministère chargé de l’environnement a créé l’outil vigilance atmosphérique. Il complète le dispositif Crit’Air qui vise à réduire la circulation des véhicules polluants dans les zones à faibles émissions mobilité et lors d’importants pics de pollution.

Qu’est-ce que l’application vigilance atmosphérique ?

Le ministère de la Transition écologique et solidaire a chargé le Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l’Air (LCQSA) de créer un outil, dans le but de collecter, gérer et diffuser les informations liées aux prévisions des épisodes de pollution de l’air atmosphérique.

Cette application, appelée « vigilance atmosphérique », permet également d’être informé des procédures préfectorales mises en place pour limiter ces pics, selon un cadre réglementaire par décision des préfets des départements concernés.

Les informations fournies sont basées sur les données quotidiennes des Associations Agréées pour la Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA) à J et J+1. Celles-ci sont saisies avant midi du jour J, afin de laisser le temps aux préfets des départements concernés d’enclencher les actions nécessaires.

Les données concernent l’ensemble du territoire français, à savoir aussi bien la France métropolitaine que les territoires d’outre-mer.

Il faut cependant noter qu’aucune correction n’est réalisée sur l’application vigilance atmosphérique. Son but est de suivre en temps réel les possibles épisodes de pollution. Il peut ainsi y avoir des manqués concernant les pics de pollution ou, à l’inverse, des épisodes prévus par erreur.

Chaque année, les AASQA ont l’obligation de produire et de publier un bilan renseignant le nombre d’épisodes de pollution survenus, ainsi que le nombre de ceux prévus, mais qui ne sont pas survenus.

Cet outil permet également d’accéder à l’historique des épisodes de pollution, en remontant jusqu’au 15 septembre 2017.

Le fonctionnement de l’outil vigilance atmosphérique

Vigilance atmosphérique est accessible depuis une carte sur le site du LCQSA. Il se divise en deux cartes distinctes : une carte faisant état des pics de pollution et une carte regroupant les procédures préfectorales décidées.

Il existe deux seuils en cas d’épisode de pollution :

  • le seuil d’information où des recommandations sanitaires sont prises par le préfet. Il est dépassé lorsque les PM10 atteignent 50 microgrammes par mètre cube d’air.
  • le seuil d’alerte où des mesures d’urgence réglementaires sont adoptées (circulation différenciée, limitation de vitesse…). Il survient lorsque les PM10 sont supérieures à 80 microgrammes par mètre cube d’air.

Carte des épisodes de pollution

Pour simplifier la lecture par tous, les pics de pollution sont identifiés à l’aide d’un code couleur :

  • Vert = il n’y a pas de dépassement de seuil
  • Orange = dépassement du seuil d’information
  • Orange foncé = dépassement persistant du seuil d’information
  • Rouge = le seuil d’alerte est dépassé

Carte des procédures préfectorales

Un pictogramme vient compléter un code couleur lorsqu’une procédure préfectorale est déclenchée.

En cliquant sur le pictogramme, les utilisateurs ont accès aux polluants mis en cause (dioxyde d’azote, dioxyde de soufre, ozone, particules fines) et aux actions mises en place pour réduire les émissions de ces polluants selon les secteurs d’activité. Il permet également de connaître les éventuelles mesures d’accompagnement entreprises par les collectivités territoriales.

Le code couleur est le suivant :

  • Vert = pas de procédure
  • Orange = procédure d’information
  • Rouge = procédure d’alerte
  • Gris = en attente d’information sur la procédure

Concernant le dispositif Crit’Air, la circulation différenciée est appliquée dès lors que le seuil d’alerte est dépassé. Il devient alors obligatoire de vous munir d’un certificat qualité de l’air pour vous déplacer.